La parution du deuxième numéro d’HISTARC participe d’une redynamisation des activités au sein des laboratoires du Département d’Histoire et Archéologie de l’IRSH de Libreville. Intervenant cinq années après le premier numéro, il est placé sous l’égide de la coopération institutionnelle. Aussi privilégie-t-il les synergies entre les différents laboratoires que sont l’ODHAIP, le GREG, le LARHIPSA, le LABARC, le LARECDYR et leurs homologues nationaux et internationaux.
Outre les articles internes du Département, on y retrouve les contributions d’universitaires de centres de recherche de Côte d’Ivoire et du Sénégal. Il s’agit là d’un positionnement qui appelle la mise en place d’espaces d’échanges fructueux aussi bien pour les institutions que pour les chercheurs qui y exercent.
Ce faisant, la nature et la qualité des problématiques interrogées dans ce numéro, qui est un varia, mobilisent neuf articles. Ces derniers intéressent différents champs allant de l’artisanat céramique jusqu’à la féminisation de la politique et à l’assistance humanitaire sous l’angle religieux. Le positionnement impérialiste des entités politiques africaines à l’époque précoloniale, la criminalisation progressive des accidents de la route et la nécessité d’un renouveau de la science archivistique ne sont pas en reste. Il en est de même des pratiques esclavagistes dans le septentrion ivoirien, des dynamiques de peuplement de certaines populations africaines, des problèmes de l’intégration de la CEMAC ainsi que des réformes de la gouvernance administrative coloniale qui clôturent le présent numéro.